01 décembre 2009
Mon monde à moi
Je sais, cela fait redondance, mais tant pis !
"Celui qui est capable de maîtriser son cœur est capable de conquérir le monde." (Paulo Coelho)
J'essaye, j'ai beau essayer... mais je ne suis pas capable de maîtriser totalement et pour longtemps mon cœur ! Pourtant j'aimerais conquérir le monde !
Je peux essayer de m'améliorer mais je ne peux pas tout changer.... Et puis mon cœur est comme il est... je ne voudrais pas non plus qu'il devienne complètement insensible !
Il m'arrive parfois de souffrir (mon cœur saigne alors).... j'ai souffert (il en reste des cicatrices).... je souffrirai probablement encore (même en prenant toutes les précautions, pourrai-je éviter d'autres blessures ?).... ça fait mal.... on se dit que c'est la déchirure de trop, que ce cœur que l'on maltraite ne tiendra pas le coup.... mais on prend sur soi et... il y a des souffrances que l'on accepte plus facilement que d'autres, il y a des souffrances qui... j'oserai dire... nous enrichissent parce qu'à travers elles, nous réalisons que nous sommes capables d'éprouver des sentiments.....
Je sais que cela doit être dur à comprendre.... et je sais bien qu'il n'est pas nécessaire de souffrir pour éprouver des sentiments, bien sûr que je le sais !... L'idéal serait bien sûr de ne pas en passer par cette douleur mais... elle est là, c'est elle qui me fait ressentir toutes ces émotions, c'est elle qui met à l'épreuve ma sensibilité ! (ne serait-ce pas plutôt l'inverse ? Ne seraient-ce pas mes émotions et ma sensibilité qui provoquent cette douleur ?... qui brisent mon cœur et lui font endurer ces épreuves ?).... C'est un choix ? Non ! bien sûr !!! Mais cela ne se commande pas en tous cas... Peut-être qu'éprouver cette douleur est ce qui me permet de.... vivre.... d'aller de l'avant.... Je sais, c'est paradoxal ; je sais, cela peut choquer, mais je préfère éprouver cette douleur plutôt que de me sentir... vide.... plutôt que de faire face à ce néant qui m'habite.... et me submerge parfois....... Elle est au fond de moi, elle est discrète, elle ne se voit pas, personne ne peut deviner sa présence ni son intensité..... Elle fait partie de moi et je préfère éprouver ces sentiments, je préfère ressentir cette douleur... qui me prouvent au moins... que j'existe !... que j'ai un cœur !
"Le cœur est le seul instrument brisé qui continue à marcher."
Alors, maîtriser mon cœur ? Oui, un peu, mais sûrement pas en l'enfermant dans un étau. Pas pour le rendre prisonnier et incapable de ressentir la moindre émotion ! Tant pis s'il saigne, il apprend à résister un peu plus.... Le maîtriser juste ce qu'il faut.... pas toujours facile de trouver un juste équilibre..... Alors tant pis si je ne pars pas conquérir la planète.... le petit monde qui m'entoure, mon monde à moi est déjà largement suffisant !
20 novembre 2009
Tourner, tourner...
... jusqu'à s'étourdir......
Très entraînante (bon, on ne parle pas de la fin qui est triste mais, somme toute... banale !.... Désabusée moi ?!... mélancolique... 'disillusioned').... j'écoute cette chanson en boucle depuis ce matin et elle m'emporte comme "Le manège" me donnant envie de m'accrocher à ses mains et de tourner... tourner... tourner avec lui...... (essayer la valse, même pas en rêve, je sais pas !!! ;-)...)... perdre la tête... en tournoyant... s'envoler.... et écouter "les mots dits avec les yeux".... (c'est beau !)...
12 novembre 2009
Carpe Diem
Cet après midi, j'ai voulu vérifier si je pouvais voir le soleil luire à l'horizon et je suis partie à vélo...
Il y avait longtemps... trop longtemps.... ce "longtemps" là ne devrait pas s'éterniser ! ;-)
Je n'ai encore rien trouver de mieux pour me ressourcer, me changer les idées, pour oublier... seule au milieu de la nature (enfin, seule... tout est relatif parce nous sommes nombreux à aimer ce coin paisible !)..... une nature sauvage et préservée... mon petit coin de Paradis !
Une fois encore je n'ai pas trop pu prendre de photos de la faune sauvage (goélands, bécassines, mouettes, de belles aigrettes blanches)... pas de zoom... et cette faune doit trop apprécier sa tranquillité pour se laisser approcher de trop prêt... Comme je les comprends !
Avec eux, aucun problème ! Soit ils s'approchent pour jouer les vedettes et mendier un bout de pain, soit ils vous ignorent avec le plus grand mépris !
... J'ai pédalé pendant une vingtaine de km.... les yeux bien souvent levés vers le ciel pour apercevoir la beauté du soleil à travers les nuages (oui ! je regardais mon chemin aussi, pas trop envie de faire un plongeon dans les Étangs !)... j'ai admiré le paysage... j'ai respiré l'air vif... j'ai fait le vide dans ma tête et le plein d'énergie, j'ai mis ma volonté à l'épreuve (car il a fallu que je me raisonne et que je prenne mon courage à deux mains pour me décider à dépasser ma fainéantise).... mais ensuite quel plaisir ! Je me suis sentie revivre... Une vraie thérapie ! Une thérapie toute simple, qui ne coûte pas bien chère et tellement efficace !.... A faire et refaire sans modération pour se sentir plus léger... dans sa tête mais aussi dans son corps du coup, car on brûle quand même quelques calories ! ;-)
11 novembre 2009
Le mur
Certains murs sont abattus et d'autres s'élèvent... Grâce à la destruction de certains murs on peut entrevoir une ouverture mais la reconstruction d'autres provoquent un enfermement sans issue...
Je me renferme..... je m'enfonce, loin, très loin.... j'ai même l'impression d'être au plus profond de ma grotte et d'en gratter la paroi pour m'enfoncer davantage encore.... je ne dis plus rien... je n'ai pas envie de parler.... je n'ai envie de rien... j'ai l'impression de végéter....
Que se passe t-il ? Qu'est-ce qui m'arrive ? il y avait longtemps... très longtemps.... j'aurais voulu que ce "longtemps" dure l'éternité... j'aurais voulu y croire... j'y ai cru un temps...
Mais je ne crois plus en rien...
J'ai peur... Je ne sais pas de quoi j'ai peur, mais j'ai peur... peur de l'avenir, peur de ne pas savoir où je vais, peur de ne plus savoir ce que je veux, peur de me laisser emporter sans aucune volonté, peur de suivre un chemin que je ne reconnais pas.... je suis assaillie par ces peurs, je ne sais plus comment lutter, je ne sais plus à quoi me raccrocher.... rien, personne.... un vide que moi seule peut combler, encore faut-il trouver comment réussir à le combler sans faire mal, sans se faire mal à soi mais aussi (et surtout) sans faire mal à l'autre, aux autres..... avec quoi le combler ? Amour, tendresse, espoirs, rêves... rien de tout cela ne semble.... accessible.... parce que le fond de la grotte est bien noir !
Faire des projets... difficile quand l'avenir semble si obstrué...
J'ai beau me dire et me répéter qu'il faut avancer, qu'il faut profiter de la vie, que la vie est trop courte pour la gâcher, qu'il faut savoir profiter du moment présent, du moindre petit bonheur qui nous est accordé, provoquer des instants de félicité... vivre pour ne rien regretter... j'en profite sur l'instant, mais une fois l'occasion passée, une fois l'euphorie retombée.... je n'arrive pas à franchir ce barrage qui m'empêche de progresser et de voir le soleil luire à l'horizon, qui est si puissant qu'il me donne parfois l'impression de me tirer en arrière.....
"L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe." (Gustave Flaubert)
10 novembre 2009
Les mots (bis)
" Quand il y a le silence des mots,
se réveille trop souvent la violence des maux.
Mais il ne suffit pas de rompre le silence,
et de sortir du mutisme,
encore faut-il se sentir reçu, entendu et amplifié
lors de ses tâtonnements à mettre en mots.
Il y a des mots vibrants de vie,
des mots ferveur pour l'amour,
des mots patience ou enthousiastes pour la compassion,
des mots de tolérance pour la liberté d'être.
Il y a des mots porteurs de mort et de violence,
chargés de haine et d'inimitié.
Il y a les mots simples et nécessaires du quotidien
et les mots rares de l'exceptionnel,
les mots familiers de la banalité
et les mots précieux de l'extraordinaire
Il y a les mots économes de la survie
et ceux dont la richesse
nous transporte vers le meilleur
de l'autre et de nous-mêmes. "
Jacques SALOME (Paroles à guérir)
Cela vaut bien mes mots... ou mes mots valent bien ceux de Salomé ! ;-)
24 septembre 2009
31 ans plus tard...
31 ans que nous ne nous étions pas revus !.... 31 ans sans aucune nouvelle... sans savoir ce que l'autre était devenu... situation troublante... sensation plus qu'étrange....
Beaucoup de souvenirs... beaucoup de nostalgie.... beaucoup d'émotions aussi.... quelques confidences échangées...
La vie aurait-elle pu être différente ? On ne se pose pas la question... on n'ose pas... et puis cela ne sert à rien !... mais sûrement que chacun l'a en tête.... Les embûches n'ont épargné personne... La vie est ainsi faite, chacun a suivi sa route, et chacun a construit sa vie du mieux qu'il a pu avec ses joies et ses peines...
Le passé reste le passé avec tout ce qu'il a conservé ou enfoui.... il faut regarder vers l'avenir sans s'encombrer de regrets pour ce qui aurait pu être et n'a pas été.....
Mais quand même... des retrouvailles au bout de 31 ans de silence.... c'est énorme !!!.... Et ces retrouvailles ont été un grand plaisir !
02 septembre 2009
Qui...
... a dit que c'était un bon jour aujourd'hui ???.......
29 août 2009
A quoi ça sert ?
J' reste
Avec mes souvenirs
Ces morceaux de passé
Comme un miroir en éclats de verre
Mais à quoi ça sert
Ce que j' voulais te dire
Reste sur des pages blanches
Sur lesquelles je peux tirer un trait
(David Hallyday, Tu ne m'as pas laissé le temps)
27 juillet 2009
Une rencontre
J'ai un peu plus de deux heures devant moi..... Cela me semble interminable et je me demande comment je vais pouvoir tuer le temps....
Prendre un café... cela permettra déjà de respirer à fond, de se "poser", calmer le stress !.... Ensuite marcher.... faire les boutiques..... oui cela peut permettre de gagner encore un peu de temps.... mais je n'ai pas trop la tête à ça, je fais semblant de m'intéresser, je regarde sans voir... je lève les yeux pour admirer l'architecture, moi qui d'ordinaire ne m'intéresse pas vraiment aux pierres... mais ici je voudrais que mes yeux enregistrent les moindres détails....
J'avance.... lentement, pas à pas... je m'approche déjà du lieu de rendez-vous et j'ai l'heureuse surprise de constater que le temps ne s'est pas arrêté... l'heure dite approche elle aussi !
J'ai repéré les lieux... un certain soulagement m'envahit enfin.....
Oui, mais non !.... Mon coeur ne veut rien savoir et continue à battre la chamade.... il faut qu'il se calme !.... je rentre chez un bouquiniste, persuadée que l'ambiance vieillotte, l'odeur des livres va réussir à apaiser ce... trouble qui m'absorbe de plus en plus.... mais que nenni.... j'ai au contraire l'impression d'étouffer dans ce petit réduit et il faut que je sorte prendre l'air...
Mais cette fois-ci le temps s'est arrêté... il reste encore vingt bonnes minutes, je ne peux pas rester plantée là... alors je continue à marcher, je suis une touriste venue là pour visiter la ville et je vais jouer mon rôle de touriste !... Je longe le fleuve, je fais le tour du bâtiment, je regarde mais je ne vois rien, un homme me dépasse, m'adresse la parole mais je ne comprends pas ce qu'il me dit.... je regarde ma montre... il serait temps de faire demi-tour.... non.... encore cinq minutes.....
Bon cette fois-ci il faut y aller sinon c'est le retard assuré et.... il n'en est pas question !... ce seraient de précieuses minutes perdues sur le temps de rencontre !... Demi tour, je ne commande plus mes pieds, mais au fur et à mesure que le point de rendez-vous approche, les pas se font de plus en plus petits, je tremble, une certaine nervosité que je n'arrive pas à maîtriser s'empare de moi, j'écrase une larme... deux larmes.....
Non mais ça va pas non !!!..... Ressaisis-toi !... Le stress, la joie, une certaine appréhension.... soit !.... mais tu ne vas pas t'effondrer là !!!
J'approche, j'arrive, j'y suis... je tourne.... et là, au détour........
... Une rencontre espérée inespérée, une rencontre tant de fois rêvée, un rêve qui devient réalité... le stress qui s'envole alors pour céder la place, un temps, à une certaine gêne, une gêne remplie d'émotions... des émotions fortes, un plaisir immense ... plus rien n'existe autour de nous... et là je voudrais bien cette fois-ci que le temps suspende son vol....... mais déjà il faut repartir, se dire au revoir, un geste de tendresse, une promesse de se revoir.... des images plein les yeux à garder en souvenir......
27 juin 2009
Grandir
"Vivre avec. Grandir. Quitter. Se faire croire que le pire est derrière. Grandir. Croire qu'il y aura autre chose, quelqu'un d'autre, demain. Grandir sans l'avoir voulu. Grandir sans l'avoir choisi. Grandir malgré soi. Accepter de mettre des points. Accepter qu'un point ne soit plus un précipice. Sautiller en allant d'un point à un autre légèrement. Se suspendre à des points sans tomber. Grandir et se faufiler entre les points d'interrogation. Prendre la position la plus aérodynamique et déchirer la peur. Avancer. Grandir en essayant de ne pas devenir vieux.
Grandir et pouvoir dire avec force, sans honte, sans gorge serrée : je te regrette, tu me manques, je t'aimerai toujours, je t'aime encore.
Dis, maman, qu'est-ce que je fais maintenant ?"
(Daniel Schick, J'ai voulu appeler maman pour lui dire, ma mère est morte)
24 mai 2009
Les mots
Il y a les mots que l'on reçoit et ceux que l'on envoie,
les mots que l'on lit et ceux qu'on écoute,
les mots que l'on ravale et ceux que l'on expulse,
les mots qui blessent, et les mots qui caressent.
Il y a les mots qui reprochent et ceux qui encouragent,
les mots qui font mal et qui dérangent,
les mots qui en disent long et ceux qui ne veulent rien dire,
les mots plein de sous-entendus et les mots pour ne rien dire
les mots que l'on écrit en secret et ceux que l'on publie,
les mots que l'on écrit mais que l'on n'ose pas dire,
les mots que l'on garde au fond de soi et qui remuent tant de choses
les mots que l'on espère et ceux que l'on redoute,
ceux que l'on aimerait comprendre et ceux qu'on préfèrerait ignorer.
Il y a "le" mot de trop, celui que l'on n'aurait pas dû dire, celui qu'il aurait mieux valu ne pas entendre.
Il y a les mots que l'on devine, et ceux qu'on préfère ignorer...
Il y a les mots tendres et les mots durs,
les mots qui font pleurer parce qu'ils sont remplis de colère, de reproches, de jalousie, de rancoeur....
les mots qui font pleurer parce qu'ils sont remplis de douceur, de tendresse, de compréhension, d'amour...
Il y a les mots qui n'ont pas besoin d'être dits.... mais que l'on aimerait entendre...
... les mots qui font rêver....
13 mars 2009
Donne-moi le temps !
Tellement de gens veulent tellement être aimés
Pour se donner peuvent tout abandonner
Tellement d'erreurs qu'on pourrait s'éviter
Si l'on savait juste un peu patienter
Donne-moi le temps
D'apprendre ce qu'il faut apprendre
Donne-moi le temps
D'avancer comme je le ressens
Y a pas d'amour au hasard
Ou qui arrive trop tard
J'apprendrai le temps d'attendre
Tellement de rêves qui se trouvent gâchés
A vivre tout, juste pour s'évader
Est-ce que nos peurs valent à ce point la peine
Pour exiger aussi peu de nous-mêmes ?
Donne-moi le temps
D'apprendre ce qu'il faut apprendre
Donne-moi le temps
D'avancer comme je le ressens
Y a pas d'amour sans patience
D'histoire sans y croire
Pas d'amour sans le vouloir
Si je sais que tu m'attends
Donne-moi le temps
D'apprendre ce qu'il faut apprendre
Donne-moi le temps
D'avancer comme je le ressens
Y a pas d'amour au hasard
Ni de rencontres trop tard
Mais sois patient
Quand je me donne c'est vraiment
J'attendrai que tu m'attendes
Tu auras le temps
De prendre ce que tu veux prendre
Tu auras le temps
De nous faire avancer ensemble
Tant de gens se cherchent
Se désirent, se suivent et se perdent
Donnons-nous la peine
De se découvrir, se connaître
Je ne laisserai pas l'amour au hasard
Ni qu'il soit trop tard
Si la patience s'apprend
J'apprendrai ce qu'est d'attendre
Je prends
Le temps
Pour que tu m'attendes
Le temps
Pour toi.
05 mars 2009
Explosion latente
Réveillée à 5h27 (ben oui, je ne suis pas une lève-tôt, alors quand ça m'arrive de devancer le réveil, c'est précis !)..... impossible de me rendormir (ça fait déjà deux fois cette semaine).... j'espérais dormir huit heures..... ça n'en fait que quatre...... j'ai chaud... très chaud..... je balance le dessus de lit qui pèse une tonne.... mes bras se refroidissent, l'air qui rentre par la fenêtre ouverte me fait du bien, mais cette sensation ne dure pas !....tourne et retourne, je cherche le moindre centimètre de fraîcheur, mais mon lit me semble une fournaise.... mon corps est froid mais le sang à l'intérieur bout.
C'est un volcan... Le volcan , en sommeil depuis des années, s'est réveillé et il est en train d'entrer en fusion... Je sens l'éruption qui se prépare... je sens l'approche de l'explosion avec des projections que je ne pourrais plus contrôler...... je ne maîtrise plus rien....
"Les volcans sont une part essentielle de la vie. Ils continuent de donner naissance à de nouvelles terres."...
Est-ce que ça sera une renaissance ?........ J'ai peur !!!.....
21 février 2009
Le conte des maux de tête
Ma tête va exploser... ça a débuté à l'aube, des coups de marteau dans le crâne... cela résonnait dehors, mais la douleur était bien à l'intérieur.... une migraine comme il y avait longtemps.... envie de me rouler en boule, mais la sonnerie du réveil accentue encore la douleur.... je n'ose bouger la tête, ni dans un sens ni dans l'autre... les yeux en feu.... je sens que je vais passer mon après midi au fond du lit.....
.... A méditer....
Dans ce pays-là, que je connais bien pour l'avoir visité, tous les enfants naissaient avec une graine d'amour, qui ne pouvait germer que dans leur cœur.
Ce qu'il faut savoir, c'est que cette graine avait une particularité... très originale, en ce sens qu'elle était constituée de deux moitiés de graines. une moitié de graine d'amour pour soi et une moitié de graine d'amour pour autrui.
Vous allez tout de suite me dire :"Ce n'est pas juste, c'est disproportionné, ça ne peut pas marcher ! Une moitié pour un, d'accord, car il faut s'aimer. Mais une seule moitié de graine d'amour pour autrui, pour tous les autres, ah non alors ! Cela va bien au début de la vie, quand un enfant n'a pas beaucoup de personnes à aimer, seulement sa mère, son père, un ou deux grands-parents.... Mais plus tard, vous y pensez, plus tard, quand devenu adulte chacun est susceptible d'aimer beaucoup de personnes, cela est déséquilibré... Une seule moitié de graine d'amour à partager entre tant d'amour.... Cela est invivable !"
Oui, vous me diriez tout cela avec passion, mais c'était ainsi dans ce pays ! Et d'ailleurs, ceux qui savaient laisser germer et fleurir chacune de leurs moitiés de graine d'amour, avec intensité, avec passion, avec enthousiasme et respect, ceux-là découvraient plus tard qu'ils pouvaient à la fois s'aimer et aimer, aimer et être aimés.
Ceux qui ne développaient qu'une moitié de graine, soit en s'aimant trop, soit en n'aimant que les autres, soit en ne s'aimant pas ou en ayant peur d'aimer autrui, soit encore en n'aimant qu'une seule personne au monde, ceux-là n'avaient que des mi-graines qui durcissaient, qui durcissaient tellement leur cœur.... que parfois leur tête éclatait de douleur.
Ah ! vivre seulement avec une mi-graine d'amour, cela doit être terrible ! D'autant plus qu'il n'y a aucun remède à ces migraines et qu'elles sont susceptibles de durer des années.
Ainsi se termine le conte des maux de tête qui sont surtout des maux de cœur.
(Jacques SALOME, Contes à guérir Contes à grandir)
(The Scream, Edvard MUNCH)
17 février 2009
Comment ?
... Comment puis-je me sentir si... libérée, apaisée... et à la fois si angoissée ?
... Comment puis-je me sentir si... légère... et à la fois si tendue, si stressée ?
.... si calme et si paniquée ?
Je serre les dents pour ne pas exploser, pour retenir cette boule au plus profond de ma gorge, j'ai mal aux mâchoires... j'ai mal.... j'implose... vraiment... j'ai l'impression que tout se déchire à l'intérieur !...
Comment
puis-je profiter du moment alors que les doutes m'envahissent, que les
questions se bousculent.... je suis constamment sur la défensive...
j'interprète les mots... j'interprète les silences...
Je croyais trouver la sérénité d'un côté... je la perds de l'autre....
Tout se mélange... je ne sais pas faire des tas.... je ne sais pas séparer... je ne sais pas faire le tri.... je ne sais pas.... je ne sais plus faire la part des choses...
Je ne sais plus écrire... je ne peux plus écrire... je n'ai plus de mots... je ne trouve plus les mots... je ne sais plus rien !... Je ne sais plus qui je suis, je ne sais plus que penser, je ne sais plus penser... je pense trop.....
... Il n'y a pas que le "comment ?", il y a aussi le "pourquoi ?"... et le "pour quoi ?"... et le "quoi ?" tout simplement...
03 février 2009
La roue tourne
Une page vient de tourner.... une de plus.... mais celle-là c'est la vie qui avance.... c'est l'ordre des choses et c'est normal !
FilsAîné est parti.... il est parti à la conquête de la capitale.... une nouvelle vie s'ouvre à lui. Certes, pour le moment ce n'est que pour un stage de six mois, mais si tout se passe bien il espère bien trouver un emploi définitif à l'issue de ce stage....
Je suis un peu nostalgique, c'est vrai.... un pincement au coeur de le voir partir. Même s'il avait déjà quitté la maison depuis quelques années, il était là, à quelques kilomètres.... Mais là, c'est.... c'est sa vie... et je suis franchement très heureuse et très fière de lui ! Il sait ce qu'il veut et il nous a montré qu'il savait se donner les moyens de réussir.... et ça n'a pas de prix !
Il va me manquer.... ses emportements, son intolérance, ses coups de fatigue, sa présence, ses bavardages incessants, ses raisonnements, sa façon d'avoir toujours raison, de tout savoir, sa soif d'avancer, sa sensibilité aussi et sa gentillesse... c'est tout ça FilsAîné... et ça va me manquer.... et c'est très bien ainsi !
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..... Les mots qui font mal doivent être exprimés afin qu'ils ne soient plus transformés en maux et que la douleur et la déception puissent s'estomper.... je crois... j'espère que c'est ce que nous avons réussi à faire....
"Si tu es blessé par autrui, tu peux oublier la blessure. Mais si tu le blesses, tu t'en souviendras toujours." (Khalil Gibran)
31 janvier 2009
L'abîme...
Il est des moments où la détresse qui nous submerge est si soudaine et si profonde que l'on a l'impression d'être dans une autre dimension et que rien ne peut nous atteindre.... et puis quand le tumulte s'est un peu calmé, alors on voit exploser toutes les résolutions que l'on avait prises de ne pas craquer, une explosion de sentiments et d'émotions retenues. Le cœur brisé vole en éclats et la douleur se fait vive.... c'est l'effondrement !
Mais on ne montre rien... surtout ne rien montrer, ne rien laisser transparaître, ni déception, ni larmes... ces larmes qui montent mais que l'on s'empresse de ravaler, et la boule dans la gorge qui vient bien vite faire barrage.....On explose à l'intérieur, mais on ne montrera rien à l'extérieur, la douleur est trop forte pour être extériorisée, elle se cache au fond du gouffre, tapie au fond de cet abîme qui vient de s'ouvrir..... recroquevillée sur elle-même et comme envahie par la peur.... peur de ses propres réactions, peur de ne pas savoir maîtriser ses émotions..... peur de voir surgir les larmes au moment où on s'y attendra le moins...
En attendant, on continue, il faut aller de l'avant comme si de rien n'était, sourire, s'intéresser à ce qui se passe autour de soi... même si on a toujours l'impression d'être dans cette autre dimension, d'être en apesanteur, d'être hors du temps....
Je me sens vide... je réponds aux questions de mon entourage, mais je ne suis pas là, ce n'est pas moi... les mots sortent mais je n'ai aucun impact sur eux et je ne sais même pas si ce que je dis a un sens, si ce que je dis reflète vraiment mes pensées.... j'ai le sentiment que ces mots trahissent ce que je voudrais dire, je ne sais plus ce que je veux dire, je me fais mal et involontairement je fais mal à l'autre.... Je n'écris pas sous le coup de la douleur mais comme anesthésiée et j'ai conscience de ne pas dire ce que je voudrais, ce que je ressens réellement.... ce que j'ai écrit est froid et sans sentiment..... je n'aurais pas dû l'écrire....
Le temps viendra certainement où ces larmes prisonnières pourront enfin couler, quand la douleur se sera un peu atténuée peut-être... quand elles pourront enfin apaiser les doutes et la culpabilité, quand elles ne seront plus chargées de ressentiment et de colère contre moi-même, elles viendront alors adoucir le chagrin....
25 janvier 2009
Même un thriller...
..... peut être source de réflexions et de sagesse...
Une relation dangereuse (Douglas Kennedy) :
"Il paraît que les larmes sont le meilleur moyen de se libérer d'un chagrin trop enfoui en soi."
"On
peut devenir ce que l'on veut être à condition d'y croire,... le monde
est une infinité de possibles. "Si tu veux aller de l'avant, il faut
renoncer à espérer."
"Même quand les autres vous encouragent à vous libérer de toute
culpabilité, il est incroyablement difficile de parvenir à cet objectif
parce qu'il faut d'abord que vous vous accordiez le pardon, et c'est
bien ça le plus dur."
18 janvier 2009
L'envie ne fait pas tout !
Je n'ai pas abandonné mon blog..... pas complètement ! ;-) ..... J'ai envie d'écrire.... tous les soirs je me mets devant mon écran avec l'envie d'écrire.... mais au moment de passer à l'action.... de commencer à taper sur le clavier.... mes mains restent comme suspendues... plus rien.... le vide.... plus de mot..... je ne sais plus quoi dire... je ne sais plus écrire ! Je ne sais plus m'exprimer... peur que mes mots soient mal interprétés et source de malentendus.... peur..... toujours cette peur sous-jacente.... il y avait longtemps pourtant qu'elle ne s'était plus manifestée !
Je ne sais plus écrire parce que.... je ne sais plus quoi dire. Peut-être parce que je ne sais plus comment je vais. Un jour tout va bien, le lendemain rien ne va plus ; un jour je me lève et je vois la vie en rose, le lendemain je vois tout noir ; un jour je ris, le lendemain je pleure..... (quand tout ça n'est pas "mixé" en même temps !)...
Pourquoi même quand je dis que je vais bien je me pose toujours des questions ? Ne peut-on vraiment pas vivre sans se poser de questions en permanence ?
Douter de soi en permanence, se sentir nulle, inintéressante, peu digne d'intérêt..... ce n'est ni agréable, ni facile à vivre (ni pour soi ni pour les autres) parce que c'est épuisant de toujours se poser des questions, de toujours douter de soi !..... Et à douter de soi on finit par douter des autres et de leur sincérité... et ce n'est pas juste, je le reconnais !... Bon, autant le dire, ce fut le thème de ma dernière séance chez le psy..... et il faut croire que c'est un sujet qui me tient toujours particulièrement à cœur puisque je n'ai pu m'empêcher de verser des larmes.....
Le manque de confiance en soi remonte loin, à la petite enfance......... "Je ne suis pas digne d'intérêt" pour "je n'intéresse personne" mais aussi "je n'ai aucune dignité"..... (Ouille !..... Je ne l'avais jamais vu dans ce sens !)..... Ce que je n'ai pas eu dans mon enfance (affection, tendresse !!!).... il est normal que je le recherche maintenant... Peut-être, mais ce n'est pas une raison pour "polluer" la vie des autres aussi !
J'ai beau me dire que l'image que j'ai de moi n'a rien à voir avec la perception que les autres en ont, je ne peux m'empêcher de projeter ces sentiments qui ne sont en fait que le reflets de mes propres pensées !.....
Bon, d'accord, j'ai tout à fait le droit de penser que je n'intéresse personne, mais je n'ai pas le droit de penser pour les autres et de penser que c'est ce qu'ils pensent !!! ;-)
01 janvier 2009
Une nouvelle année...
PAIX et BONHEUR
pour 2009








