Lacune !
Un baiser, mais à tout prendre qu'est ce?
Un serment fait d'un peu plus près,
Une promesse plus précise
Un aveu qui veut se confirmer
Un point rose qu'on met sur le I du verbe aimer
C'est un secret qui prend la bouche pour oreille [...]
Je l'avoue ?... Et bien oui, je n'ai jamais lu Cyrano de Bergerac ! Jamais dans son intégralité en tous cas.... Bien sûr, comme beaucoup je suppose, je connais la fameuse tirade du nez, exemple parfait de l'auto-dérision....
Le problème, c'est que quand j'entends cette tirade, elle me fait systématiquement penser à Gérard Depardieu à qui elle sied à merveille, n'est-il pas ?! ;-)..... Le problème aussi, c'est que quand je pense "Cyrano de Bergerac", j'imagine aussitôt Gérard Depardieu, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un homme que j'ai énormément de mal à apprécier !!! (je parle de l'homme et non de l'acteur)... Doux euphémisme !
Alors quand je suis tombée sur ces quelques lignes sur le baiser, j'ai eu du mal à croire qu'elles étaient extraites de la même pièce, et pourtant.... Pourtant je dois bien admettre qu'il s'agit d'une des plus célèbres pièces du théâtre français, alors... rien que pour la 'joliesse' de cette définition du baiser, je me dois de lire cette pièce au plus vite ! ;-)
Questions...
Comment faire le vide dans sa tête ? Comment arrêter de se poser 100 000 questions qui tournent en boucles 24h/24h... Parce que, même quand je dors, je suis sûre que ça ne s'arrête pas ! Elles virent quand je me couche, se rassemblent comme si elles faisaient une ronde, comme si elles complotaient (comme pour dire 'on t'attend, on se revoit dans quelques heures !'), pour s'éparpiller à nouveau, occuper le moindre espace dans mon cerveau et recommencer à tourbillonner de plus belle au réveil, ne me laissant aucune échappatoire, aucun moyen de me dérober à leur envahissement, à l'invasion devrai-je dire !........ C'est bizarre quand même cette image qui me vient !!!... Mais ce n'est pas tout !... C'est que, au moment de m'assoupir, au moment où elles se mettent à tournoyer toutes ensemble, elles le font autour d'un poteau, d'un cylindre, que sais-je, et au fur et à mesure les mâchoires se serrent jusqu'à être complètement scellées..... Je vous dis pas la contraction le lendemain matin !... Bizarre !... Ce n'est pas de l'ordre du rêve puisque je suis encore éveillée, après lorsque je sombre dans l'inconscient je ne sais plus ce qui se passe.
Mais je crois malgré tout que je suis en train de comprendre un certain nombre de choses. Non pas que j'obtienne des réponses à mes questions (nombreuses sont celles qui auraient besoin d'être obtenues, extorquées à un interlocuteur ! Elles n'en sont pas moins très riches de sens !), mais des explications émergent de mon subconscient, des explications à certaines décisions prises il y a bien longtemps, à certaines réactions.. des explications que je n'aurais jamais admises il y a quelques temps encore et que je n'aurais même pas envisagées, mais qui me semblent évidentes maintenant !...
Finalement, il faut croire qu'à force de tourner en rond et de se poser des questions on finit parfois par obtenir des réponses, même si ce ne sont pas du tout celles que l'on attend !!!
C'est reparti pour une nouvelle année !
Honnêteté, Loyauté, Tolérance
Amour, Amitié
Bonheur, Douceur, Joie, Tendresse
Paix, Sérénité
Santé...
Que 2012 vous fasse vivre pleinement selon vos souhaits et vos envies,
Et qu'elle soit à la hauteur de vos rêves !
Il suffit parfois de pas grand chose pour illuminer une journée, pour apporter un sourire, pour mettre un peu de baume au coeur...
Que ce "pas grand chose" jalonne vos journées et votre vie quotidienne tout au long de l'année !
Renoncement ? Renonciation ?
Non ! ce blog n'est pas à l'abandon et il ne le sera jamais, dans la mesure où, même si je n'écris pas de nouveaux articles, je passe régulièrement jeter un coup d'oeil.... Depuis plus de quatre ans, il a été mon exutoire, mon défouloir, ma soupape et je ne pourrais jamais renier ce que j'y ai écrit. Il m'a apporté bien plus que ce que j'aurais pu imaginer, à bien des points de vue... et non... je crois que je ne pourrais jamais m'en détacher complètement !
Mais il est vrai que, depuis quelques temps, je n'arrive plus à rassembler mes idées, je n'arrive plus suffisamment à aligner les mots, je n'ai plus de mots pour me raconter...
Je me sens vide... en fait je ne sais pas comment je me sens ! Je ne sais plus ce que je ressens. J'ai parfois l'impression d'être incapable de réagir. Je vis au jour le jour, je vis le moment présent, sans aucune anticipation (même si ce n'est pas nouveau et que zhom me l'a toujours reproché) ; sans aucune ambition (je crois que finalement je n'en ai jamais eu) ; plus de réaction... Je prends les choses comme elles viennent, comme elles sont, sans commentaires, sans révolte, sans émotion...
Fiston est toujours à la maison... Cela fait six mois qu'il est rentré et qu'il passe ses journées devant son ordi à jouer... toujours pas de stage, je ne sais même plus s'il cherche réellement, s'il est découragé, s'il se complait dans cette situation... Il est en forme, souriant, "bavard" (il répond à nos questions, il discute... sauf si nous abordons le sujet du stage ou des études... là il se ferme comme une huître...)... Même pas j'explose, je me contente de soupirer :-(
Des nouvelles de FilsAîné ? Très peu ! On ne l'a pas revu depuis maintenant trois mois... cela fait beaucoup pour lui qui donnait des nouvelles régulièrement ou passait presque toutes les semaines, "s'invitant" sur simple coup de fil... (les rares coups de fil à présent sont pour des échanges de banalités... surtout ne pas poser de questions !). Je me demande quand on le reverra (il a dit qu'il serait avec nous à Noël, je commence sérieusement à me poser la question !)... je me dis que plus il tarde, plus les "retrouvailles" seront difficiles... Il faudrait pouvoir parler !!!!... il faudrait pouvoir échanger, pouvoir expliquer, il doit y avoir tellement de choses à expliquer !... Zhom m'a dit hier "il ne donne plus signe de vie... tu crois qu'il reviendra un jour ?... Ah ! c'est triste !"... Je lui ai répondu : "Et toi, tu as essayé de le contacter ?"... "Non ! Je t'avoue que je n'ose pas..."... "Tu n'oses pas ?!?!!!... C'est ça qui est triste !!!" je lui ai répondu !
J'accepte tout cela ? Je ne sais pas, je ne sais plus.... En apparence seulement... Tout est à l'intérieur !... Je me ronge (au figuré, comme au propre ! Je n'ai plus de doigts, ils sont en sang, rongés jusqu'à le première phalange... :-(((....)... J'ai le coeur vide, le coeur lourd, j'ai parfois l'impression d'être oppressée, j'ai besoin d'un défouloir mais je n'arrive même plus çà chanter dans ma voiture ; quelque chose est cassé (mes cordes vocales ? Oui ! cela doit être ça ;-)... Disons-le ainsi !). Aquagym, danse, mon corps a besoin d'évacuer tout le stress (et en ce moment entre les spectacles divers pour le Téléthon, le marché de Noël - même une 'flashmob' prévue ! Oui ! Moi je vais faire ça !!! - ce sont des répétitions à fond et jusqu'à épuisement... qu'est-ce que ça fait du bien !!!)...
Un sentiment de bien-être qui ne dure pas longtemps mais que j'apprécie sur le moment et qui me permet de continuer à avancer !... A moins qu'il ne s'agisse d'une fuite ? Je m'éloigne, je me détache... je me renferme... Si c'est le seul moyen de ne pas souffrir, de ne pas être déçue, alors oui, je referme ma carapace et je vis au jour le jour... Pourquoi pas ? Cela a toujours fonctionné jusqu'à maintenant, il n'y a pas de raison pour que ça ne continue pas ainsi....
Je suis complètement désabusée ? Oui, je crois... Je n'éprouve plus rien ? Je n'ai plus de sentiment ?... Je croyais même que je n'avais plus de larmes, mais j'arrive à la fin de cet article où les mots ont été jetés pêle-mêle et... elles coulent à flots... Tout espoir n'est donc pas perdu ! Les sentiments sont toujours là, bien sûr, mais peut-être que désormais je refuse de les montrer, de me laisser guider par eux ?! Oui... mais pour cela il faut arriver à trouver des dérivatifs.......
Nos enfants
Nos enfants ne sont pas nos enfants. Nous leur donnons la vie, mais ils ne nous appartiennent pas. Tout petits, nous guidons leurs premiers pas, nous faisons de notre mieux pour les préparer à la vie, leur inculquant des valeurs que nous jugeons essentielles (respect, tolérance). Petit à petit ils existent par eux mêmes et ont leurs propres idées, ils construisent leur propre vie, très vite ils nous échappent, se forgent un idéal (qui n'est pas forcément le même que le nôtre), mais c'est leur vie... Nous sommes fiers et heureux de les voir réussir, de les voir épanouis...
Mais quand on les voit malheureux... ou qu'on ne les voit pas, d'ailleurs, parce qu'ils nous excluent de leur vie et qu'on ne fait que deviner, imaginer... On sait, mais ils refusent toute communication parce que c'est leur vie, ça ne regarde qu'eux... Oui ! c'est LEUR vie, mais il arrive parfois que leur vie a aussi des incidences sur la nôtre, il arrive que nous soyons nous aussi un peu concernés par leur vie. C'est LEUR vie, certes, mais en tant que parents, on ne peut pas faire une croix comme ça sur le passé, sur ces années que nous avons partagées. Leur vie sentimentale ne regarde qu'eux ? Soit ! Mais pendant des années la personne qui a partagé leur vie a également partagé la nôtre, elle faisait partie de notre vie, de notre famille !... Indirectement ou non nous avons été impliqués dans leurs vies ! Parce que, qu'ils le veuillent ou non, ils restent nos enfants et même s'ils ne nous appartiennet pas, le lien est fort et les sentiments sont là ; et tout ce qui les touchent nous touche, tout ce qui leur fait de la peine nous fait de la peine...
Alors comment accepter ce silence qui s'installe maintenant, comment rayer de notre vie, sans la moindre explication, une personne que nous avons accueillie, appréciée, aimée ? C'est comme en faire son deuil... Nous aimerions arriver à comprendre, nous souhaitons les aider, les soutenir... mais les soutenir en nous sentant exclus de leur vie est très dur et fait mal ! Se sentir impuissant au point de ne même pas pouvoir communiquer avec ses propres enfants parce qu'ils refusent d'assumer (?) leurs actes ? Refus d'affronter les conséquences de leurs décisions ? Parce qu'ils s'enferment croyant être les seuls à souffrir ?.... Comment faire lorsqu'ils refusent le dialogue, que pour eux le moindre mot est plein de sous-entendus et qu'ils ne veulent pas entendre ces sous-entendus (sous-entendus qui seront toujours présents et source de malaise tant qu'ils refuseront le dialogue). Plus ils nous évitent et plus le malaise s'installera, plus la relation deviendra artificielle.
Peut-on accepter cela de la part de ses propres enfants ? Peut-on accepter les non-dits ? Peut-on accepter de ne pas aborder certains sujets qui nous tiennent à coeur sous prétexte qu'il s'agit de leur vie ? Devons-nous faire comme si... comme si tout cela était extérieur à nous ? Comme si tout cela n'était pas la réalité ? Comme si il suffisait simplement de ne pas y penser, d'oublier ?
Que de questions, que de remises en cause jaillissent alors dans nos esprits, dans mon esprit ! Pourquoi cette réaction ? Avons-nous, en tant que parents, une part de responsabilité dans cette attitude de rejet ? Doit-on l'interpréter comme un reproche ? Oui, mais quel reproche ? Nul n'est parfait et l'on fait de notre mieux, et même si l'on fait des erreurs, rien n'est jamais perdu si l'on est capable de se remettre en question...
"Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable."
(Khalil Gibran)
Que c'est dommage....
Il y a des soirs comme ça où tout...
s'écroule autour de vous.
Sans trop savoir pourquoi toujours
Regarder devant soi
Sans jamais baisser les bras, je sais...
C'est pas le remède à tout,
Mais 'faut se forcer parfois...
Lucie, Lucie dépêche toi, on vit,
On ne meurt qu'une fois...
Et on n'a le temps de rien,
Que c'est déjà la fin mais...
[Refrain] :
C'est pas marqué dans les livres,
Que le plus important à vivre,
Est de vivre au jour le jour.
Le temps c'est de l'Amour...
[...]
"Que c'est dommage,
d'avoir passé l'âge".
Lucie, Lucie t'encombre pas
De souvenirs, de choses comme ça.
Aucun regret ne vaut le coup
Pour qu'on le garde en nous...
[Refrain]
Tu seras un homme....
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
Je connaissais ce poème (traduction de André Maurois), mais ne l'avais jamais vraiment lu et ressenti en profondeur (à mon avis le texte anglais est encore plus beau. Je n'aime pas particulièrement Lavilliers mais je reconnais qu'il interprète superbement cette version française).
Honnêteté... Respect... Amour... Tolérance... Humilité... Partage... Courage... sont les mots que m'inspire ce poème. Je n'en ai pas d'autres actuellement, je voudrais simplement dédier ce poème à FilsAîné, que cette période difficile qu'il traverse le fasse réfléchir à la valeur qu'il souhaite donner à sa vie, et qu'il trouve le bonheur....
If de Rudyard Kipling chanté par Bernard Lavilliers
If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:
If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Man, my son!
Phobie
Hier soir, une énorme sauterelle verte a atterri sur mon bureau... elle faisait au moins 7 cm ! Non mais, vous imaginez une sauterelle de 7 cm !?!... A ce moment-là j'ai dû m'absenter quelques secondes et de ce fait, je n'ai pas pu la surveiller. Quand je suis revenue, elle avait disparu... disparu de ma vue, mais pas de le pièce, j'en étais certaine ! Je "sentais" qu'elle était toujours là quelque part, tapie, et j'en avais des frissons, les poils qui se hérissaient, ça partait de la pointe des orteils et ça remontait dans tout le corps comme des décharges électriques... Je ne sais pas comment expliquer, mais je peux devenir complètement hystérique à l'idée qu'une telle bestiole "me saute" dessus ! A la fois tétanisée et prise de frissons, prête à hurler au moindre frôlement... plus question alors que je reste dans la même pièce tant que le "monstre" n'est pas achevé ou qu'il n'a pas retrouvé de lui-même le chemin de la sortie... Et tel St Thomas, il faut que j'en sois témoin !!!
J'étais prête à éteindre mon ordi, tout doucement, sans geste brusque, sans même m'asseoir sur le fauteuil, quand je l'ai aperçue sur le mur derrière le bureau. J'ai d'abord aperçu une patte (une tentacule ?) qui bougeait tout doucement, et puis la tête, et elle se mouvait lentement comme si elle ne voulait pas se faire remarquer, mais moi j'étais hypnotisée, je ne la quittais plus des yeux, j'avais l'impression qu'elle me surveillait... au moindre saut brusque j'étais prête à hurler ! Toujours envahie de frissons je me demandais comment m'en débarrasser... je ne pouvais pas partir sans savoir ce qu'elle allait devenir parce que le lendemain je n'aurais pas osé entrer dans la pièce !
Je sais, la petite bête n'a jamais mangé la grosse bête, mais je n'y peux rien !!! En fait ce ne sont pas tous les insectes qui provoquent ce genre de réaction (je ne toucherai pas certains insectes parce qu'ils me dégoûtent mais ils ne causeront pas forcément cette "panique") ; ce sont ceux qui sautent, volent, comme les sauterelles (même les toutes petites, banales), les punaises, les criquets, ceux qui se cognent partout dans la pièce (à l'extérieur ils m'angoissent moins !) parce qu'ils sont aussi affolés que moi et complètement déboussolés, prisonniers dans un lieu rempli de barrières et à l'horizon restreint !... J'en suis bien consciente, mais je ne peux me raisonner !... Et puis il y a les araignées aussi... elles ne sautent pas, mais certaines peuvent courir tellement vite avec leurs longues pattes effilées....
C'est Fiston, appelé à la rescousse, qui est venu à bout de l'animal ! Oui, je le reconnais, dans ces cas là, pas de pitié, je suis cruelle et je n'ai pas d'état d'âme, en l'occurrence il n'a pas fait de sentiment non plus ! Courageux (plus que moi malgré tout), mais guère plus téméraire, aux grands maux les grands moyens, la bombe 'qui tue raide tous les insectes' y est presque passée...... Du coup, j'ai refermé la fenêtre et j'ai mis le ventilo !!!.... Mais qu'est-ce qu'ils ont ces insectes à rentrer la nuit par une fenêtre ouverte... parce que ce n'est pas la première fois qu'une "pauvre" sauterelle perd sa vie ainsi, la dernière fois... c'est le chat qui s'en est occupé ! :-(
Brrrrrr !... J'en ai encore la chair de poule ! "A ce point ?" m'a demandé Fiston. "Oh ! oui !!!".... Je ne suis pas de la campagne moi ! J'aime m'y promener, j'aime le côté romantique de la campagne, j'aime son calme et le côté 'solitude' que l'on peut y trouver.... mais je n'aime pas ce genre d'habitants !
... Au fait, entomophobie cela s'appelle, la phobie des insectes....
"Un an de plus....
.... qu'importe s'il apporte plus qu'il n'emporte"....
Il a apporté beaucoup de choses, certes, mais il en a emportées énormémént aussi, des illusions, des rêves... Je ne sais pas ce qu'il en reste, je ne sais pas si le bilan est positif au final.... De nouvelles expériences, une certaine confiance en soi (toujours très fragile !!!), des projets (?).... alors oui ! Positivons !
Et pour "fêter" cela, j'ai voulu m'offrir un cadeau... enfin, façon de parler !... J'ai voulu mettre un terme à mes visites chez le psy ! Dernier rendez-vous donc cet après midi !?... Ben on va dire qu'il a fallu négocier !... Je l'inquiète encore un peu ; c'est surtout ma réaction suite à une certaine situation qui l'inquiète toujours (il y a quelques mois déjà, je lui avais fait part de mon souhait d'arrêter mais il n'avait pas été d'accord et m'avait répondu "non !"- pffff... c'est aussi difficile que de prendre le premier rendez-vous... alors si en plus il faut réitérer la demande plusieurs fois !) :-( ; mais comme je lui ai dit "si cette situation n'a jamais lieu, je ne vais pas continuer à venir 'ad vitam eternam' !" Alors on a fait un deal, et pour le rassurer je lui ai promis que, si elle avait lieu, si j'arrivais à affronter cette situation, je reviendrais pour lui faire part de mon sentiment !... En attendant... je dois encore le revoir le mois prochain afin de confirmer ma décision !.... ou éventuellement accepter un traitement contre mes grignotages compulsifs et mes crises de boulimie... :-( .... mais j'espère que d'ici là j'aurais retrouvé ma motivation !
Langueur
Envie de rien !
Envie de fermer les yeux et de ne plus rien voir... ne rien entendre... ne rien attendre... ne rien espérer...
Rien !... ni personne !!!
Je me suis étendue dans le hamac (première fois de la saison !) et j'ai fermé les yeux, histoire d'attendre que le balancement se calme (cela me donne le mal de mer...).... La fatigue l'a emporté aussitôt, je me suis endormie, malgré la fraîcheur qui commençait à tomber... et outre que, finalement, ce n'est pas si confortable que ça un hamac !... surtout pour les genoux qui prennent une courbure pas très naturelle (faudrait mettre un coussin en-dessous)... Malgré tout cela, j'ai fermé les yeux et je suis "partie", je me suis laissée emportée... cinq minutes... réveillée par les hurlements des petits voisins et par zhom qui a eu envie d'utiliser son taille-haies juste à ce moment-là !!! (mais non pas à cause de ses hurlements !... hurlements plus taille-haies cela aurait été de très mauvaise augure !)....
Mais il était peut-être temps aussi que je rouvre les yeux parce que... c'est traître et ça peut être dangereux un hamac ! Je crois que j'étais presque sur le point de faire un tour sur moi même.... sauf que, avant de faire le tour complet je pense que l'attraction terrestre aurait été plus forte et plus dur aurait pu être le réveil (et la chute !) ;-)
... Mais l'envie n'avait pas disparu... envie de rien... et surtout pas de jacasser !
Proportionnalité ?
Je crois que la tristesse qui nous envahit parfois est proportionnelle aux bons moments que l'on a passés juste avant. C'est en tout cas l'effet que cela a sur moi... Et le coup de blues qui m'a envahit ce matin, après cinq jours bien sympathiques, était proportionnellement... proportionnellement quoi ?... je suis tellement hermétique aux mathématiques que je n'arrive même pas à construire ma phrase !!!... Ce coup de blues, était profond, il m'a laissé comme un poids dans la poitrine, une boule douloureuse dans la gorge.... et alors on ressasse, rien ne va plus moralement, comme si le cerveau avait été anesthésié pendant quelques jours et que tout à coup il se révéillait... Et cela fait plus mal encore que si ces moments de plaisir n'existaient pas ! :-(
Ecrire me permettait d'exprimer mes sentiments et de concrétiser ce que je ressentais... Je n'arrive même plus à mettre des mots sur ce que je ressens ! Les mots n'ont plus le même sens, la même valeur. Je suis tellement dépitée, je ne sais même plus ce que j'éprouve, tristesse, amertume, colère... une grande tristesse, oui, la conviction d'avoir été trop naïve, d'avoir cru en un rêve, d'avoir voulu faire d'un rêve une réalité, d'avoir cru que.... je ne sais même plus ce que j'ai voulu croire, ce que j'ai cru, ce que je crois.... Toujours ce même sentiment d'être ridicule, de ne même plus croire en moi, en mon propre jugement... Trop ingénue, crédule ? Oui, certes, parce que j'ai envie de l'être ! Parce que cela fait partie du rêve !
Pourtant c'est tellement facile d'interpréter les choses quand la tête s'emballe, surtout quand rien ne vient contrarier votre imagination, quand rien ne vient contredire votre version ! L'imagination aussi peut être proportionnelle à la tristesse que l'on éprouve (ou vice-versa), elle devient alors incohérente, totalement irrationnelle.
Je préfère malgré tout profiter de ces petits moments là, ils apportent tellement de choses... tant pis pour la petite déprime en contre-coup, tant pis pour la tristesse engendrée, ces petits moments de plaisir tissent la toile de nos souvenirs, ces souvenirs auxquels se rattacher malgré tout.... quand ça ne va pas fort... quand rien ne va plus !
MA voiture !
Je l'ai récupérée depuis quelques temps déjà (hé ho, j'aurais pas pu résister si longtemps ! ;-)...), toute neuve, toute brillante !... C'est pas pour ça que je roulerai mieux, qu'elle roulera mieux, mais bon... Parce qu'en ce qui me concerne, je pense que je conduis bien... en tous cas pas trop mal (même si certain s'accroche à la poignée de la portière en me disant que je roule vite.... à 60 km/h sur une route autorisée à 70... De nuit, d'accord ! Sur une route étroite, d'accord... une route sur laquelle je pourrais conduire les yeux fermés en pilotage automatique... Non !!! je t'ai pas fait ça !!!... surtout pas avant que tu n'ailles en Corse ! ;-))....). Je ferme la parenthèse et je reviens à ma voiture, et je me dis que, tant qu'à faire, j'aurais dû la faire repeindre d'une autre couleur, au moins j'aurais vu un vrai changement !
... L'autre jour je vais pour me garer, Zhom trouvait que je n'étais pas assez "dans l'alignement"..., il me dit de reculer pour me repositionner correctement.... pfffff.... il est sur ma gauche... je regarde mon rétro à droite, confiante qu'à gauche je ne risque rien, et puis nous étions sur un grand parking... je recule doucement... et tout à coup j'entends "noooon ! Stooop !... Je me suis dit 'elle va pas le faire'... et si elle l'a fait !"...
Stress !!! J'ai fait quoi ???.... parce que moi, j'ai rien vu ni rien senti.... Zhom s'était garé juste derrière moi, et je suis rentré dans sa voiture !!!.... Pare-chocs tout neuf éraflé pour moi et phare cassé pour lui..... Retour à la case départ...
"Tu pouvais pas dire avant au lieu de TE dire ?!?!!".... Je vous épargne les mots "doux" qui s'ensuivirent parce que... en aucun cas je ne me suis sentie responsable, moi ! D'ailleurs zhom a fini par faire profil bas et admettre ses torts... à 50% .... Mais bien sûr !!!
"On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort." (Raymond Devos) ;-)
Un rêve qui tombe à l'eau !
Je vais vous faire une véritable révélation, un rêve qui part en fumée... C'est fini, je n'ai plus aucun espoir, plus aucune chance ! Mon rêve le plus fou vient de s'éteindre irrévocablement... Mon coeur de midinette vient de subir une énorme déception, brisé à jamais !... Snifff !...
Mais j'avoue qu'en pareilles circonstances (n'oublions pas que c'est un rêve, donc je peux imaginer !) j'aurais été tellement crispée, que même pas l'ébauche de la moitié d'un quart de demi sourire j'aurais été capable de faire ! Et finalement, moi qui aime la discrétion, je lui cède volontiers ma place !!!... Faire contre mauvaise fortune bon coeur !... ben oui, c'est bien comme ça !... Et puis, de toutes façons... je préfère les bruns ! ;-)
Et là, devant tant de beauté, je ne peux que m'incliner et après cette éblouissante cérémonie très recueillie, je leur souhaite tout le bonheur du monde, et surtout de pouvoir résister aux ragots et aux rumeurs !
C'est quoi cette voiture ?

C'est ma nouvelle voiture ça ???.... J'aurais dû me douter hier matin quand le garagiste m'a dit, en me regardant par en-dessous, et à sa façon de poser la question "Je vous prête une AX... ça va aller ?"... j'aurais bien dû me douter que ça n'allait pas trop l'faire !.... "C'est quoi une AX ? Je vais pas trop faire la difficile !"... Mais quand il a avancé le "carrosse", je n'ai pu m'empêcher de dire "effectivement, ça va me changer !"....
Tout ça parce que, si vous vous souvenez bien, Zhom est maniaque avec les voitures et il ne supportait pas que MA voiture soit éraflée !
Oui, mais c'est quoi cette voiture ?...
Je risque pas d'érafler l'aile parce que je vais éviter les manoeuvres trop prêt des murs... je sens d'ailleurs que je vais éviter les manoeuvres tout court parce que... la direction assistée, elle doit pas connaître cette voiture !... Et puis y'a pas d'horloge (ah, non, pardon ! c'est le cadran à côté du compteur, j'avais pas fait attention ! Faut dire que moi j'ai les yeux rivés sur le compteur !)... pas de thermomètre affichant la température extérieure (j'ai besoin de voir si on bat des records en ce moment !)... pas de vitre automatique... pas d'ouverture centralisée... Oui ! je sais ! ce sont des gadgets, mais bon (tiens, je croyais que c'était la voiture qui était un gadget ! ;-)...)..... pas de clim, ça je peux éventuellement m'en passer malgré la chaleur, mais... PAS de radio !!!!!!...
C'est quoi cette voiture ??...
Comment on les règle les rétroviseurs ? Et puis c'est quoi ce petit rétroviseur intérieur ? En plus la lunette arrière est "bouchée" par... un feu indiquant le freinage (oui, bon y'a sûrement un terme savant, mais moi je me contente de conduire, c'est déjà pas mal... et de freiner à l'occasion aussi, mais pas besoin de ce "truc" en plein milieu de la vitre, qu'on dirait un rétroviseur à l'envers et on se demande quelle est son utilité !)... sans compter toutes ces écritures pour faire la pub du garage et préciser que ce n'est pas MA voiture ! (ça au moins c'est positif, ce n'est pas MA voiture !!!... alors si y'a un problème c'est pas ma faute ! J'ai l'impression d'être une débutante, à son premier cours de conduite, je démarre par à coups, l'embrayage chante... c'est une essence et je suis habituée à une diesel).... Du coup, moi qui ai toujours les yeux rivés sur le rétro (oui, sur le compteur aussi !), je ne vois rien !... ça me fait mal aux yeux, j'ai l'impression de loucher (normal vous me direz, un oeil sur le rétro et l'autre sur le compteur.... tssss... je vois que vous avez du mal à me suivre, pourtant elle est visible ma petite voiture, avec son logo à l'arrière !...)....
... Et dans les virages... dans les virages, même à petite vitesse, j'ai l'impression de m'envoler, elle est trop légère cette voiture !... Et j'ai le mal de mer, elle est trop souple cette voiture !... Confortable quand même, je le reconnais (vous voyez bien que ce n'est pas du parti pris !), mais je préfère la fermeté de MA voiture (surtout pour mon dos) !... Et...
Attention, je ne suis pas en train de dénigrer ce genre de voiture ! Pas du tout ! Même que parfois je me dis que ça doit être bien d'avoir une petite voiture maniable pour circuler en ville, pouvoir se garer facilement... Seulement je suis habituée depuis toujours à un autre gabarit...
Parce que MA voiture... c'est MA voiture !!! C'est là où je peux pleurer, hurler chanter à tue-tête, c'est là où je cogite, où mon cerveau bouillonne..... MA voiture, c'est mon havre de paix, mon cocon, mon île déserte... C'est MA voiture quoi !!!
Mais... c'est quoi cette voiture ???.... Bon, je vais arrêter de râler... Au bout d'une quinzaine de kilomètres j'ai quand même réussi à maîtriser un peu la "bête", et... c'est toujours mieux que d'aller à pied... Quoique..... ;-) ... Quand c'est qu'il me la rend MA voiture ?!?!??....
10 ans déjà !
10 ans !... Les années passent.. Certains souvenirs restent plus vivaces que d'autres. Celui de cette nuit-là est à jamais gravé dans ma mémoire et quand je pense à toi ce sont ces dernières images qui me hantent comme un film que j'aurais vu des centaines de fois et sur lequel je fais un arrêt sur images.... J'aimerais tant que me reviennent des moments heureux... Est-ce à dire qu'il n'y en a pas ? Est-ce que les trop nombreuses questions que je me pose occultent tous ces moments ?
J'ai longtemps crié à l'injustice. 10 ans que je t'en veux... Je t'en veux d'être partie si rapidement (je me souviens avoir hurlé ce soir là "tu ne peux pas ME faire ça !"), je t'en veux de ne plus être là pour répondre à mes questions... et là j'ai des regrets aussi...
10 ans, c'est long ! Il serait temps que je tire un trait sur ce passé ! Pendant ces 10 ans j'ai probablement plus grandi que pendant tout le reste de ma vie et je commence peut-être à m'assumer enfin. Peut-être que j'arrive enfin à trouver ma place, celle qui me revient, celle à laquelle j'ai droit.... Il m'a fallu grandir sans ta "béquille"... j'ai grandi enfin... et je veux me souvenir de nos joies, de nos rires, et ne plus penser à ce qui a été ou aurait pu être...
"Les défauts de nos morts se fanent, leurs qualités fleurissent, leurs vertus éclatent dans le jardin de notre souvenir." (Jules Renard)
"On aime sa mère presque sans le savoir, et on ne s'aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu'au moment de la séparation dernière." (Guy de Maupassant)
Pourquoi ?
- Oui... dis-moi POURQUOI ???
- ... parce que...
Ce serait déjà une réponse... qui voudrait dire beaucoup....
Peut-être que je ne la comprendrais pas en elle-même (par refus d'accepter la vérité)... mais elle me ferait comprendre tellement de choses !.... (si, si, je me comprends !)
... parce que c'est comme ça... parce que les rêves ne deviennent jamais réalité... parce que je suis trop naïve... parce que je suis trop demandeuse... parce que tout à une fin... parce qu'on évolue... parce qu'on n'a plus rien à se dire... parce que ça devait se terminer... parce que la vie est ainsi faite... parce que besoin de repos... parce que besoin de prendre des distances... parce que besoin de temps... parce que... parce qu'il n'y a pas d'explication... parce qu'il faut savoir être patient... parce que parfois le silence est nécessaire... parce que... tout simplement...
"Etre exigeant est une règle de base. Etre tolérant est un principe. Veiller sur l'état de l'amitié est un devoir. Penser à l'autre, savoir être présent quand il faut, avoir les mots et les gestes qu'il faut, faire preuve de constance dans la fidélité, c'est cela l'amitié, et c'est rare." (Tahar Ben Jelloun). C'est en tous cas bien ainsi que je conçois l'amitié, mais il n'est pas toujours facile de savoir quel est le juste milieu, jusqu'où "faire preuve de constance". La discrétion est aussi une des bases de l'amitié, aussi importante que la confiance et la fidélité, mais c'est celle qui est le plus difficile à "doser". Il faut parfois savoir persévérer, même si l'autre ne répond pas, il faut faire comprendre que l'on sera toujours là, et en même temps savoir s'effacer et ne pas insister... Attendre.... oui, la patience aussi est un ingrédient de l'amitié !... patience et tolérance... et j'oserai ajouter aussi l'amour, dans son sens le plus noble....
"L'amitié est réputée pour être l'épreuve la plus rigoureuse pour la personnalité." (Charles Alexandre Eastman)
Des mots...
... encore des mots... toujours des mots...
Les mots que je ne trouve plus. Les mots qui ne veulent plus rien dire. Les mots que je n'arrive plus à dire. Les mots que je n'arrive plus à formuler avec précision. Les mots qui ne traduisent plus grand chose. Ni la hargne, ni la tristesse, ni rien de ce que jéprouve.
Ce n'est pas la première fois que j'écris sur les mots, mais chaque fois c'est parce qu'il me font défaut, parce qu'ils me manquent, parce que je les cherche, les recherche. Parce que je souhaite les entendre, je souhaite les dire, mais n'y arrive pas. Ils ne veulent pas sortir, ou alors ils sont perdus, oubliés... ils n'ont plus aucun sens. Des mots vagues, légers, évasifs, qui ont perdu toute valeur...
Je ne sais plus dire...
"On ne retient presque rien sans le secours des mots, et les mots ne suffisent presque jamais pour rendre précisément ce que l'on sent." (Diderot)... Pourquoi cette nuance de "presque" ? On ne retient rien sans les mots ! Il me semble que pour retenir quelque chose il me faut pouvoir l'expliquer avec des mots, et il m'aura fallu au préalable le comprendre à l'aide des mots. Ensuite, que ces mots ne suffisent pas pour exprimer ce que l'on ressent, ça c'est clair !
"Ne dis pas peu de choses en beaucoup de mots, mais dis beaucoup de choses en peu de mots." (Pythagore)... Tsss... c'est bien le raisonnement d'un scientifique, ça ! Je serais plus prudente, et je dirais que cela dépend tout simplement des circonstances...
"Il y a des choses que les mots ne peuvent expliquer. Il faut les absorber sans l'aide des mots." (Frank Herbert)... Seul le temps peut le permettre...
Rébellion
Je ne suis pas quelqu'un qui s'extériorise facilement, et il en faut beaucoup pour me mettre hors de moi. Mais il est vrai que lorsque je suis stressée, que j'ai un gros coup de blues, je peux avoir deux attitudes différentes : soit je suis apathique, incapable de me concentrer et de faire quoi que ce soit, muette, "tu n'en décoinces pas une" dit Zhom ; soit au contraire, je peux réagir sur tout et n'importe quoi (les deux attitudes n'étant pas incompatibles ensemble, pouvant se succéder sans avertissement), la colère peut éclater contre tout et n'importe quoi, et dans ces cas là, je crois que... oui.... je peux être agressive... mauvaise... à ne pas prendre avec des pincettes ! J'en veux à la terre entière, je suis injuste, je ne fais plus preuve de logique, ni d'indulgence... Eh, oui, je suis comme ça aussi !.. Encore faut-il arriver à desserrer ces mâchoires de fer qui sont si bien scellées en ce moment que je n'arrive même pas à ouvrir la bouche pour chanter dans la voiture et faire évacuer toute cette oppression !
Encore une fois, des regrets peuvent suivre ces instants de révolte après coup, mais sur le moment je suis aveuglée par la tristesse qui m'a envahie, par un moral en berne et, à l'opposé, ma réaction peut surprendre par sa virulence (comme elle pourra me surprendre moi-même quand la tension sera retombée et que je serai redevenue moi-même - à moins que je ne sois vraiment moi-même dans ces moments de crise ?)... Dans ces cas-là, tout me révolte, je ne tolère plus rien, la critique moins qu'autre chose, je ne sais plus discuter calmement, j'amplifie la moindre remarque, je suis sur l'offensive !... Bref tout prend des proportions hors norme....
Est-il nécessaire de dire que je suis dans cet état de colère et rébellion présentement ?! J'en ai assez des sujets rabattus par les médias actuellement !!! Mon propos n'est ni un jugement (pour aucun parti), ni une demande de censure et n'a rien de politique (certainement pas... la politique et moi cela fait au moins.... au moins bien plus que deux !!! et je n’ai nullement envie de m’engager dans ce genre de discussion !) ; je trouve plus que risible, absurde, grotesque qu'on nous dise que "l'image de la France" dépend d'un prénom choisi pour un bébé !!!.... Je n'y connais rien ? Certes ! Je pourrais certainement rallonger cette liste déplorable, mais je n'y connais rien !!!... Alors je vais rajouter tout simplement que je ne supporte plus le chat de Fiston... Fiston ? Tiens, il y avait longtemps ! Ben oui, lui aussi fait partie de ce lot de contrariétés : il rentre dans 10 jours et a à nouveau disparu de nos horizons et est de nouveau aux abonnés absents ! Alors, oui, je ne dis rien, mais inconsciemment certainement que ça joue aussi... (Et puis, je dois l'avouer honnêtement, je crois que j'appréhende aussi un peu ce retour...)... La désinvolture de Zhom m'exaspère (nous rentrons dans une période de l'année que j'ai assez de mal à supporter !)... Professionnellement ? J'arrive encore à garder mon calme, même si c'est très limite parfois ! (comme ce matin rendez-vous à 9h00, je suis accueillie par un "Han.. jai oublié de vous avertir...", sous-entendu "vous vous êtes déplacée pour rien !"... très poli et désolé, mais tout de même !... grrrrrr...)... Je saute du coq à l'âne, ici aussi la liste est loin d'être exhaustive puisque quand je suis "sous tension", tout est prétexte à irritation et rien n'échappe à mon ire gratuite et illégitime bien souvent !... Je pourrais développer un peu plus, mais..... Oh je sais, je vais certainement passer pour quelqu'un de superficiel, qui n'y comprend rien, et peut-être le suis-je....
Serait-je une Madame Michu ? Oui, aux dires de Zhom ! Je réagis en fonction de ce que je ressens, en fonction de mes sentiments ; je ne supporte pas l'injustice et l'intolérance ; je n'ai aucun parti pris, j'essaye juste de comprendre. Je ne juge pas, ce n'est pas mon rôle, ce n'est pas pour autant que je n'ai pas ma propre opinion, même si j'ai souvent du mal à l'exprimer !!!... C'est "ça", Madame Michu ?
Stress, conséquences d'un coup de blues... Mes propos restent bien mesurés et réservés et reflètent mal l'agitation interne qui gronde ! Peut-être parce qu'il me reste encore quelques "munitions" de consolation...
Il pleure dans mon coeur...
... comme il y avait longtemps que ce n'était pas arrivé !...Tristesse ? Amertume ?... Oui... un peu...... Déception... Promesses oubliées...... fausses promesses.... mauvaise interprétation ?....
Je croyais que vivre dans un rêve pouvait aider à avancer, même en sachant que ce rêve n'avait aucune réalité possible, aucun devenir réel... Je pensais qu'une partie de ce rêve au moins pouvait voir le jour... Faux espoirs !?...
J'étais sur un nuage sans doute... Le nuage se désagrège. Tout s'envole et s'éparpille au vent... Retour sur terre... Impression de tomber de très haut, sans filet... la chute est douloureuse !
Sarcasmes... méchanceté... reproches... Pour ça je suis très forte ! :-( "Les mots, comme les larmes partent parfois tout seuls." (Daniel Pennac). C'est une protection, certes, et les regrets suivent en général lorsque la pression est retombée, mais quelquefois cela peut s'avérer trop tard, le mal est fait, un mal parfois impardonnable !.... Ah, oui ! pardonner !!!....
.... Et comme toujours dans ces cas là, tout va de travers ! Exaspération, prise de tête... La moindre petite contrariété enfle jusqu'à l'explosion... Le stress est à son paroxysme... Comment palier cette attaque ? J'ai fait provisions de "munitions" en fin d'après midi... je n'ai pas encore sorti toute l'artillerie lourde, mais je sens que ça ne saurait tarder, même si cela va avoir du mal à passer le rétrécissement du gosier... la boule est là, bien installée depuis quelques jours déjà et pas vraiment décidée à laisser passer biscuits, chocolat, fraises Tagada, cerises et autres "cochonneries" qui font soi-disant du bien au moral (est-ce seulement prouvé ?)... mais qui font pleurer le lendemain quand on monte sur la balance !.... Où est la solution ? Qu'est-ce qui est mieux ? Pleurer de tristesse ou pleurer de rage ??? Qu'est-ce qui soulage davantage ?... "Douces ou amères, les larmes soulagent toujours." (Alfred de Musset).
Pour le moment je n'ai englouti qu'une tablette de chocolat, mais la soirée ne fait que commencer ! :-(
Le chat aime le soleil !
Le chat et le soleil
Le chat ouvrit les yeux,
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi, le soir
Quand le chat se réveille,
J’aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
Maurice CARÊME
Un petit clin d'oeil à qui se reconnaîtra ;-) parce que c'est tout simple, tout mignon et que j'ai trouvé ce poème très beau dans sa simplicité imagée !
... et puis aussi un petit "salut" à Bananou...



