Petit séjour hôtel... 4 étoiles ? Euh non, pas d'étoile, mais pension complète tout de même ! Et accueil du personnel très aimable et serviable.

Dès mon arrivée, on me conduit à ma chambre. Nous sommes dans un établissement public et les chambres particulières sont chères (= rares). Malgré ma demande, il me faudra malheureusement partager la mienne avec une colocataire. Pas très enthousiasmée, mais pas le choix non plus. Comme je suis la première arrivée, j'ai tout de même la chance de pouvoir choisir la place du lit et je choisis celui placé près de la fenêtre, je pourrai au moins voir le soleil se lever et jouir de la vue (même si elle donne sur le parking !)... Et je ne sais pas encore combien mon choix aura été judicieux !!!

Défilé du personnel pour me préciser les consignes, le déroulement de mon séjour, on m'annonce l'arrivée imminente de ma compagne de chambre, on m'apporte mon premier repas en chambre (il faut au moins ça !). Premier repas ? Je mange tout (ou presque) parce que j'ai faim et que je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais la  cuisine ne sera vraiment pas ce qui me fera m'éterniser ici !

Ma voisine arrive alors que je m'apprête à me mettre au lit. Holà là... ça a l'air d'être un cas... un K !

Je prends mes marques. Première nuit relativement tranquille. Réveil au petit matin, mise en condition pour la matinée et l'attente commence. Tout comme je commence à découvrir ma voisine !
Prête dès 7h du matin, je suis enfin prise en charge à midi ! Il en faut de la patience !
Conseils, préparation,, un peu d'humour pour détendre l'atmosphère, le personnel est nombreux et s'active, tout le monde est aux petits soins. Il n'y a rien à dire de ce côté là, l'accueuil est au top. Mais il me tarde de retrouver la quiétude de ma chambre pour un vrai repos. Enfin, quiétude... tout est relatif...

Après cette journée d'épreuves, je sombre dans une somnolence lourde. Je demande si je vais malgré tout avoir quelque chose à manger, et on m'autorise un "petit" quelque chose.... J'aurais mieux fait de m'abstenir, je ne goûterai que deux cuillères de l'infâme potage que l'on m'apporte ! Décidément, les repas c'est pas leur fort ici ! Contre mauvaise fortune bon coeur, je me dis que cela me fera au moins perdre quelques kilos !

Nuit tranquille, mais en pointillés car j'aperçois régulièrement une lumière, des va-et-vient, je crois qu'on finit même par dormir la lumière allumée, mais je somnole trop, ça ne me gène pas plus que ça.

Le lendemain, réveil à 7h ! C'est pas ici que je ferai la grasse matinée, mais ça je le savais, c'était pas prévu dans le programme du séjour. Petit déjeuner ? Yes ! Mais juste café, pas de lait (un bol plein d'un café lyophilisé qui me fait l'effet d'une bassine) et deux biscottes. Je grignote, j'avale deux cuillères de café, je somnole, je me lève faire quelques ablutions, mais faut calculer avec la voisine car qui dit chambre commune, dit aussi salle-de-bains commune et c'est là que mon choix de prendre le lit près de la fenêtre prend toute son importance et sa valeur !
La matinée passe lentement mais sûrement, l'heure du repas approche (encore ! Mais les activités sont tellement peu nombreuses qu'on se raccroche à tout ce qui peut venir briser la monotonie et occuper un peu !). Je crois que je ressens un petit creux malgré tout (il faut bien admettre que je n'ai pas mangé grand chose depuis mon arrivée) : potage (tout aussi infâme que la veille) et purée mousline froide (on sent encore les paillettes !). J'essaye mais c'est immangeable ! Décidément ils sont pas prêts de la gagner leur étoile ici !

L'après midi s'annonce calme, je m'apprête à somnoler, à m'installer avec mon livre quand on frappe à la porte. Tiens, j'ai droit à une visite surprise qui fait bien plaisir ! On discute, on plaisante, on rigole (Non ! ne me fait pas rire !!!), on va même faire une petite "balade" pour "changer d'air" !
Visite de Zhom... et c'est l'heure du repas... Ça rigole pas ici, l'heure c'est l'heure. Je n'ai pas très faim. On le serait à moins ! Mais faut bien s'alimenter un minimum... J'y crois pas, c'est le même repas que lors de mon arrivée deux jours auparavant, le même repas que ma voisine la veille ! Et pas mieux cuisiné, pas meilleur ! Tout pareil pour l'aspect et le goût ! Ok, je n'ai pas trop faim, ça tombe bien ! Je picore un peu, histoire de ne pas tomber d'inanition, mais faut croire que le coeur n'y était pas car ce repas, il va littéralement me rester sur l'estomac...
21h, je suis HS, extinction des lumières, je sombre, mais pas pour longtemps. Lourdeur, nausées, angoisse me réveillent et m'empêchent de retrouver le sommeil. Je ne veux pas déranger mais je me sens vraiment trop mal et finis par me résoudre à appeler le personnel qui est prompt à arriver. Je suis vraiment patraque, je me sens faible, d'une faiblesse extrême, le personnel est adorable, essaye de discuter pour voir pourquoi cette angoisse... je ne sais pas... J'ai envie de pleurer...

Au petit matin, pas beaucoup d'amélioration, tout le monde vient aux nouvelles. Mon séjour se trouve prolonger d'une journée. Il paraît que je subis le contre-coup de la veille.....
Au petit-déjeuner, toujours mon bol de café, mais rien que l'odeur me donne la nausée. Et c'est tout juste si j'ai la force de beurrer ma biscotte ! le personnel semble désolé...
Je vais essayer de dormir un peu pour récupérer de cette nuit d'enfer. Je somnole toute la matinée, je suis dans le cirage. Dormir fait du bien, je reprends quelques forces. J'appréhende l'arrivée des repas, mais il faut que je consolide ces forces et, miracle, les repas semblent s'améliorer, on se rapproche de plats mangeables. A moins que ce ne soit ma condition physique qui s'améliore et qui fait que j'apprécie mieux les mets... Les mets ? Non ! ma condition physique s'améliorant fait que je suis peut-être plus raisonnable et j'arrive à absorber des aliments.....
La journée passe à son rythme, je passe mon après-midi à lire, j'ai retrouvé la forme. Nuit impeccable, je dors tellement bien que j'entrevois parfois des lumières, des ombres, du mouvement, mais je ne sais pas trop ce qui se passe. Je le devinerai un peu au petit jour avec l'activité qui entoure ma voisine qui mène sa vie, mais... je n'en dirai rien !...
Je prépare ma valise, je quitte l'établissement et j'en suis ravie. Je ne compte pas y faire un nouveau séjour de si tôt !

Non, ce n'était pas un centre de thalasso. J'étais dans un établissement public, je préfère le privé malgré tout, même si en partant j'ai complimenté et remercié le personnel pour leur grande patience et leur extrême gentillesse. Ils me disent que c'est normal, mais je les admire parce que, franchement, leur boulot n'est pas facile et ils méritent tout notre respect et notre admiration !